A propos


Le parcours déjà parcouru:
La carte du périple

Le but de ce site est de partager l’aventure que je vais vivre ici; les lieux, les rencontres, les galères et les reflexions aussi.

C’est aussi un moyen comme un autre de montrer que la moto que j’utilise est fiable et faire taire certains….

Laquelle ??? une Voxan scrambler equipée de valises dernier cri (des caisses à munitions de l’armée à 5€ pièces), un amortisseur fournales, un filtre à air green nettoyable et… c’est tout, le reste est d’origine.

Quant à moi, j’ai 33 ans, etais informaticien pendant plus de 10 ans et ai désiré vivre en argentine depuis mon premier voyage en 2000 et suis motard depuis à présent 5 ans

M-à-j 23 mars 2009

Première grosse galère au bout de 14900 kilomètres de pistes… la patte de la poutre de cadre droite sur laquelle s’arrime le berceau arrière vient de cèder… Après analyse du problème la vis du côté gauche a cedé suite à une petite chute et quelques milliers de kilomètres de pistes sans reserrer quoi que ce soit… au moins 1500kms avec pas mal de poids (80kg + mon poids) sur juste une seule patte… pas mal

En somme donc en 15000kms j’aurais eu:

  • 2 crevaisons
  • 1 garde chaîne en plastique qui se sera fait la malle
  • 1 petit trou dans le carter droit
  • 1 fissure de la patte d’ancrage du berceau arrière car berceau fixé sur une seule patte et donc torsion au niveau de celle-ci.

résumé du parcours

1er voyage  4/1 au 15/1

Buenos Aires – San Rafael – Mendoza – Valparaiso – La Serena – Copiapo – Fiambala – La Rioja – Cordoba – Buenos Aires : 6000kms dont 25% de pistes

Moment magiques:

  • La crevaison de nuit sur la route 101 et la rencontre avec un groupe de motards (dont Gato Barbery, journaliste moto argentin)
  • Le passage du Paso San Francisco et la descente vers Fiambala
  • L’accueil des argentins dans les villes où passait le Dakar

Les moments à oublier

  • La mort de la batterie d’origine (2002) à 50kms de Buenos Aires sur le retour
  • Retrouver la moto à terre à la Serena après que quelqu’un soit monté.

2 ème voyage 15/2 au 28/3

Buenos Aires – Mendoza – Santiago de Chile – Malargue – San Clemente – Temuco – Ossorno – Bariloche – El bolson – Sarmiento – Comodore Rivadavia – Rio Gallegos – Punta Delgada – Rio Grande – Uhusaia – Rio Grande – Punta Delgada – Punta Arenas – Puerto natales – Torres Del Paine – El calafate – El chalten – Tres Lagos – Bajo Caracoles – Perito Moreno – Rio Mayo – El Bolson – Bariloche – Neuquen – CholeChoel – Buenos Aires :  11000kms dont 40% de pistes

Moment magiques:

  • La crevaison en pleine nuit entre punta delgada et punta arenas… à 30 m du seul hôtel sur 100kms
  • La nuit passée à partager un repas avec des maraichers dans les montagnes du passage du pehuenche et la descente vers le lago del maule sans une habitation à la ronde.
  • Le parc de Torres del paine et 200kms plus loin le glacier perito moreno
  • La semaine passée à Ushuaia entre invitations de motards du coin et de marins de la marine argentine (ai failli emmené la moto sur la banquise…)
  • La creation d’une patte en metal chez un soudeur de mendoza à 11h du matin qui aura fini par une invitation à dejeuner suivi d’un asado (barbecue) familial jusqu’aux petites heures du lendemain matin.

Les moments à oublier

  • La fissure d’une patte du berceau car la vis de l’autre patte s’est brisée lors d’une chute. (Ai tout de même parcouru plus de 1500kms dont 800 de pistes sur une seule patte avec 80kg de bagages…)
  • La route 40 entre Rio Mayo et Tres lagos, avec ses sillons de graviers de 40cm de haut formés par les camions et le vent de 70km/h en moyenne de côté. (3 jours pour parcourir environs 500 kms à raison de 7h de moto par jour…)
  • La vidange d’huile à Punta Arenas faite par moi-même ($l d’huile au prix de 10 nuits dans une pension de famille)


Conclusion

Un grand moment de plaisir surtout procuré par les différentes personnes que j’ai croisées sur le voyage ; mais que je ne referais pas seul.

La route 40 entre Tres Lagos et Rio Mayo, à elle seule, est terrible avec son vent de côté de 70 à 100 km/h et sa route dans un état pire que les pavés de Paris-Roubaix. (mais celle-ci est en voie d’asphaltage et devrait être terminée en 2012)

Découvrir ce pays est un régal surtout au travers de sa population très accueillante pourvu que l’on soit ouvert et prêt à perdre son temps. Non seulement on vous invite à partager un moment mais bien souvent l’on vous donne aussi des indications sur les lieux, routes à voir même si celles-ci n’apparaissent sur aucune carte. Parcourir ces lieux avec un timing juste et précis, c’est rater le plus beau de ce que l’argentine peut offrir.

Mon plus grand regret sur ce voyage est de ne pas m’être renseigné auparavant sur la route pour Ushuaia ; 3000kms depuis Buenos aires dont une grande partie (au moins depuis comodore Rivadavia, à 1300kms de Buenos Aires) n’a absolument rien à offrir à voir ; la route est desertique, le vent souffle fort et les seuls arbres que l’on croise sont ceux qui entourent les estancias. Le bateau qui va de punta arenas à l’île de Chiloe ou à puerto Montt aurait été bien plus interressant.

Et maintenant ? Quelques mois de repos avec tout de même une incursion en Uruguay et pour fin de l’année un voyage vers le Perou voire la carretera austral au Chili… toujours avec le scrambler .

Le meilleur moment : Ils sont nombreux ; l’arrivée aux Torres del Paine, la fin de la piste de la route 40, le bruit du glacier Perito Moreno à El Calafate…

Le Pire moment : la découverte de la fissure de la patte de fixation du berceau arrière en s’arretant devant le panneau « Bienvenido en El Bolson ».

Le meilleur endroit : le paso San Francisco (même si el calafate et Torres del Paine sont splendide)

La meilleure route (pour le sport) : la route partant de Bariloche jusque Esquel en passant par El Bolson.

La meilleure route (pour le paysage) :            la route qui passe dans le parc de Torres del Paine et commencant par la « Cueva del Milodon »

La pire route : la route 40 entre Perito Moreno y Rio Mayo voir toute la section de Tres lagos jusque Rio Mayo.

Le plus difficile : trouver des pièces pour l’entretien de la moto (filtres, bougies, joints)

La plus belle surprise : l’aide de l’usine Voxan dont les employés sont restés 3 heures après la fermeture pour me conseiller sur la méthode à suivre pour la réparation de la patte de fixation, pour les réponses en 24h à mes questions de mécanicien amateur ainsi que pour l’envoi de pièces de rechange en moins de 5 jours.

Remerciements

Je remercie particulièrement pour ce voyage :

  • Les membres de l’usine Voxan
  • Mr Wilquin de l’usine Fournales pour m’avoir envoyé l’amortisseur en un temps record juste avant de partir
  • Les membres du voxan club de France qui ont répondus à mes questions techniques

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