Après ma mésaventure de El Bolson où j’ai tout de même eu la chance de trouver un soudeur qui maîtrise la technologie MIG (de l autre côté de la rivière, là où les touristes ne passent pas) ainsi que les bons conseils de l’usine Voxan (en dehors des heures svp, c’est du service que l’on ne trouve quand même pas partout), je me suis donc remis en route vers Buenos Aires a la vitesse grand V.
Les valises ont pris le même chemin mais en Bus; 145 pesos pour 70kg et pour eviter une nouvelle rupture avant les vérifications de Buenos Aires.
La route entre El Bolson et Bariloche vaut le détour mais bien moins que les 50 kilomètres suivant la sortie de Bariloche en direction de Neuquen. J’y retrouve d’ailleurs 3 auto-stoppeurs que j’avais rencontré au camping de El Bolson deux jours plus tôt.
Au sortir de Bariloche vers Neuquen on suit des gorges le long de l’eau pendant une petite 50 aine de kilometres avant de s’elever un peu plus haut et rentrer peu à peu dans des parties bien plus désertiques.
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Enfin la fin du ripio… du moins je le pensais…
Alors on charge la moto comme quand j’etais sur l’asphalte, un peu fort d’ailleurs et je quitte rio Mayo en suivant le panneau route 40… celui qui m’envoie sur une nouvelle piste…
Je me souvenais vaguement devoir couvrir une distance de 10km maxi sur la piste et au bout d’une demi-heure toujours pas d’asphalte… Un arrêt pour vérifier la carte et boum, gouré comme un imbécile… il y a deux panneaux route 40 à la sortie de Rio Mayo…
Retour donc sur la bonne route un peu enervé et chargé comme un mulet d’un bidon d’essence (la station la plus proche de Rio Mayo etant à 250km) et ouvrant un peu plus qu’à l’accoutumée sur un paysage qui il est vrai n’a rien de pationnant et que j’ai déjà vu en passant de El Bolson à Sarmiento.
Puis vient le petit moment de flottement, celui du remplissage d’essence et du manque d’attention qui font vaciller la moto d’un côté et la fait heurter le sol non sans l’avoir retenue. Je roulerai encore 400kms ce jour là mais un mal est venu s’eveiller sous la forme d’une petite fissure qui bien sûr deviendra vite grande…
Elle se sera reveillée à El Bolson, juste alors que je prennais en photo le panneau d’entrée…
En fait en ayant oublié de verifier les couples de serrage après le ripio, la vis liant le berceau arrière au tube de cadre gauche s’est brisée car elle devait avoir du jeu… Cela a du se produire aux environs d’Esquel où j’ai commencé à sentir une différence sur l’arrière tout en pensant qu’il s’agissait de mon pneu ou de l’amortisseur un peu dégonflé.
J’aurais encore fait 400kms avec un contrôle de papiers par les gendarmes avant que la patte du côté droit ne lâche au moment où j’entrai dans El Bolson; “Bienvenido a El Bolson” fut pris en photo avant de s’apercevoir que de l’huile sortait du cadre et de couper le moteur…
Aurai pousser la moto jusqu’à l’entrée d’un camping dont les propriétaires m’auront aider tout le week-end pour trouver quelqu’un pour réparer la moto.
J’aurai donc profiter à nouveau de El Bolson avec cette fois une vision différente due au fait que la saison touristique est terminée; la vie s’y déroule alors à un rythme d’afrique centrale ou les congés n’en sont pas, mais où l’on travaille simplement quand on veut.
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