Chaiten – Puerto Montt 28/10/2013


L’avant dernier jour de voyage avec déjà plus de 2000 kms parcourus…

On a bien penser continuer la route mais la moto d’olivier etant dans un sale état, on décide donc de prendre le ferry de nuit qui nous amenera à Puerto Montt.

En attendant, on tue le temps comme on peut dans les sources thermales avant Chaiten (Termas Amarillo).

Force est d avouer que se fût une halte des plus appréciées.

Cela aura aussi été la journée des bouffées d adrenaline en cherchant à voir Chaiten la vieja (qui avait été totalement couverte par les cendres volcaniques dues à l’eruption du volcan Chaiten en 2008), sans succès d’ailleurs, pas même en passant par la côte.

Ainsi en passant par les petites route autour l on se retrouva à faire la course sur un ripio avec un veau de belle taille sur 100m (le veau à moins d un metre …) mais bien plus impressioné par un cheval qui cabra juste devant mon nez et qu’une corde bienvenue calma en un instant.

Vint ensuite le moment de l’embarquement avec une compagnie bovine au premier sens du terme…

avec un splendide coucher de soleil sur la baie de Chaiten.

Puyuhuapi – Chaiten 27/10/2013


La pire section du voyage… du vent, du soleil malgré tout mais une route en travaux… que dire, un ripio en travaux…

Le soleil se lève, on se les pêle mais on aime ca… on discute avec un couple d’allemands venus voyager au Chili; Le mari a vécu quelques années en Amerique Latine comme représentant de société allemande et ils sont tombés amoureux de la région.  Ils venaient justement de Chaiten et nous avertirent des travaux sur la route.

Nous prennons donc la route sous le soleil et effectivement, les travaux c’est pas bonbon… du gros ripio (cailloux de la taille d un poing) comme il faut avec de temps à autre des portions glissantes à souhait, un petit café au milieu de nulle part et un elastique pour accrocher le sac qui part dans la roue arrière mais rien ne pouvait nous arriver ce jour là…

La halte café, qui ne s y arreterait pas

Prions le dieu élastique que rien ne nous passera ce jour la

Rien… sauf qu’ il n y aucun endroit à Chaiten où l’on peut payer par carte visa ET que la moto d’Olivier commence à avoir de sacrés ratés sur l’embrayage (après avoir constaté la veille la faible efficacité des freins quelques heures auparavant).

On trouve finalement un logement sur une colline aux abords de New Chalten avant d aller se ballader sur la plage… encore ensevelie sous une couche epaisse de cendre.

Chile Chico – Puyuhuapi 26/10/2013


Nous etions donc a Chile Chico, petit village avec son rotary club à partir duquel l’on prit le ferry du matin pour traverser le lac et arriver non loin de Coyhaique le tout avec un grand soleil.

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Une combi cela ne se quitte pas monsieur
Une combi cela ne se quitte pas monsieur

En sortant du ferry on s’attendait au pire, route de ripio chilien alors que finalement rien de cela; petite route sympa entre les vallées, quelques virolos dans lesquels mon pote usa les tétines du rebord du pneu, du plaisir.

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Petit arrêt bouffe (c’est toujours moi qui demande) à Coyhaique avec une rencontre en couleur avec un local qui nous parle de sa Harley Davidson mais qui préfère rouler avec sa Honda Camino (j’ai des doutes sur la harley) et l’on repart en direction de Puyuhuapi à 240 kms. Plutôt que de prendre le ripio à la sortie de Coyhaique, nous décidons de prendre l autoroute qui passe près de Puerto Cisnes (seulement 10kms de difference entre les 2 routes) en prenant du plaisir au milieu des montagnes, à chanter comme des blaireaux qui appellent à une pluie que nous ne verrons finalement jamais sur le voyage.

Petite halte à une station service où l’on nous met en garde à propos de la côte de Queulat dans le parc du même nom et on en remet une couche.

L’entrée dans le parc de Queulat avec son ripio et la fatigue se fait calmement, quelques kilomètres plus long nous comprenons un peu mieux les mises en garde… La côte de Queulat est une suite de virages (une 20 ou 40 je ne sais plus) en epingle, sans aucune vue de par une végétation dense, et ayant une largeur laissant passant deux petites voitures ou un camion et une moto; le tout sur de la terre humide ressemblant à une arène de catch dans la boue…

La fatigue aidant on se prend à maudire la décision d’avoir continué la route… ils est 16h, il reste 50 kms à faire et nous avons fait 3 kilomètres sur le dernier quart d heure…

A ce moment là nous arrivent une petite suite de camions citernes qui nous rappellent de rester sur les gardes.

Par contre par la suite, une fois passé la section en travaux et arrivé sur le rivage du lac qui nous améne à Puyuhuapi (et après avoir été dépassé par deux bus qui nous laisserent une jolie traînée de poussière dans le casque), ce fut du plaisir…

et sportif… virages ouverts avec bonne visibilité, quelques trous entre lesquels passer (ou pas comme dirait Olivier) et nous descendons à (très) vive allure sur Puyuhuapi (à une vitesse que l’éthique m’interdit de reveler).
En moins de temps qu’il n’en faut, nous rattrapons les deux bus et les dépassons à vive allure (normal j’avais faim) non sans se mouiller un peu sur un petit gué de 20cms de profondeur) et nous arrivons enfin au petit village de Puyuhuapi avec son auberge et son etrange bibliothéque…

En moins de temps qu’il n’en faut, nous rattrapons les deux bus et les dépassons à vive allure (normal j’avais faim) non sans se mouiller un peu sur un petit gué de 20cms de profondeur) et nous arrivons enfin au petit village de Puyuhuapi avec son auberge et sa déreangeant bibliothéque…

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Gobernador Gregore – Chile Chico (Chile) 25/10/2013


Après une petite nuit a Gobernador Gregores et avoir pensé être seuls au monde (les seuls au bar et les seuls au resto en fait) non reprennons donc le chemin vers Perito Moreno (la ville) et Los antiguos pour passer au Chili et prendre le ferry à Chile Chico.

Petite pause à la pompe à essence pour faire le plein… enfin attendre vu qu’ils étaient ouvert sans être ouverts et vice versa, nous reprennons le bithume en direction de Bajo Caracoles avec comme les autres jours du vent ET du soleil.

Pas grand chose à voir sur ce troncon de route voire même jusque Perito Moreno mais ensuite vient la partie bucolique, la route vers Los antiguos le long du lac, les montagnes au fond et enfin des arbres (cela faisait un petit temps que l on en avait pas vu plus d une dizaine au km2).

Panorama Lac PeritoMoreno-Los Antiguos
Panorama Lac PeritoMoreno-Los Antiguos

Camino a los Antiguos, cerca de donde se hace el festival de la cereza cada año.

Passage de douanes en plein vent, la cigarette se fume en 1minute40 sans même en prendre une bouffée et arrivée à Chile Chico et son Rotary Club (et vu la taille du bled on se demande comment ils font) où nous laissons les motos au plein milieu d’une épicerie… Ce qui nous permis de nous rendre compte que depuis le début du voyage nous avions nos montres règlées une heure trop tard…

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El Chalten – Gobernador Gregores 24/10/2013


Le lendemain se profile une journée splendide mais en même temps celle que je craignais le plus pour l avoir fait en 2010, la route 40 entre Tres Lagos et Gobernador Gregores. Dans mon souvenir c’était le pire ripio que j’avais croisé; sillon de tracteurs de 30 cms de profondeur séparés par des talus de gravats, du sable mou à quelques endroits et bien entendu un vent qui fit dire à mon pote que même la tramontane était un plaisir en comparaison.

El chalten tout d’abord, où l on a logé, mangé, bu (et dire que je pensais perdre du poids); un petit village entouré de montagnes avec le MontFitz Roy juste devant… AAARRRGGGHHHH

Pano Chalten
El Chalten, petit mais déjà 2 fois plus grand que ma visite précédente…
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Mont Fitz Roy

Bon OK, on se fait arnaqué sur le prix du petit dej mais avec 18degrés, un grand soleil et de jolies photos ben on s en fout un peu et on se met en route nn sans avoir recu la bonne nouvelle que la pompe à essence de Tres Lagos avait réouverte. Direction Tres Lagos, sans trop de vent, splendide lac sur la droite, glacier donnant sur le lac (mais qui a perdu 30% de sa superficie depuis 2010…)

Arrivé là-bas une autre bonne nouvelle, la route 70 est en travaux et seuls 70 à 100 kms sont du ripio !!! la moyenne horaire va monter par rapport au plan de dèpart… cela n’y a pas manqué hormis la petite chute de mon coequipier quasi a l arrêt suite à une touchette de valise sur un rail de sècuritè en voulant rècupérer l’asphalte… Bien rigolé quand même après la petite frayeur… l intercom a justement flanché aprés mes mots « Merde, fais gaffe cela/… » résultat coequipier entre la moto et le talus sur lequel il faisait bon faire bronzette… si la moto n’etais pas sur lui…

On repars donc de plus belle, avec un brin d’optimisme pour ma part qui me fis escalader un monticule (cela freine pas les G650GS ou alors pas sur la piste…) et nous retrouvons l’asphalte pour descendre sur Gobernador Gregores, petit patelin entouré de petits marécages où il est plus difficile de trouver un bar à 18h qu’une hirondelle en patagonie…

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Où aller ailleurs ?…